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Le Week-end Olympique : 3 jours de festivités culturelles et sportives !

A l’approche des Jeux , la journée olympique devient week-end olympique !

Les 21, 22 et 23 juin, les artistes jouent avec le sport, la participation et le partage. 

© Vanina Falcone
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Nous y sommes presque. Pas tout à fait, mais… presque ! Température réelle : 23 degrés. Température ressentie : C’EST BIENTÔT LES JEUX ! Comme disent nos flegmatiques voisins britanniques, « Keep calm and carry on ». Très bien, gardons la tête froide, mais profitons quand même de ce mois de juin tout à fait unique pour célébrer, tous ensemble, l’ultime compte-à-rebours jusqu’au 26 juillet 2024.

À un peu plus d’un mois de l’échéance suprême, la journée olympique devient le week-end olympique ! Ce week-end enséré entre le 21 juin- fête de la Musique et 23 juin- journée olympique nous emmène vers les artistes qui aiment inviter les amateurs pour créer leurs œuvres, qui rendent hommages aux supporters ou encore partagent leur passion avec des jeunes élèves. 

Et quoi de mieux que la musique pour faire encore monter l’ambiance d’un cran ? 

L’Olympiade Culturelle concocte des propositions spécifiques pour le week-end olympique avec notamment les 7 pépites que nous vous présentons ci-dessous.  Ce sera du 21 au 23 juin, et on vous conseille vivement de faire une croix dans votre agenda.

L comme Lumineux

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Des Jeux plein les yeux
Une fresque lumineuse (et participative) de Muma Soler – sur un dessin original de Zeina Abirached. À l’Hôtel de la Marine, Paris, le 21 juin, à partir de 20h30.
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Pour beaucoup, le projet porté par l’artiste suisse Muma Soler sera l’occasion de découvrir son approche singulière, qui brasse allègrement l’artistique et le social. Le créateur parle d’ailleurs de « sculpture sociale », et c’est l’une de ces formes innovantes qu’il présentera dans la Cour d’Honneur de la Marine, le 21 juin à partir de 20h30 – en l’occurence en « éclairant » un dessin de l’illustratrice libanaise Zeina Abirached. 
Voici comment Muma Soler définit sa démarche : « Des participants (volontaires, organisateurs, associations, écoles, habitants…) vont interagir pour faire naître un moment merveilleux de mise en scène de la lumière, une lumière discrète, vivante et chaude qui va littéralement transfigurer le territoire et les gens qui y habitent ». 

Ce beau travail autour de la notion du « feu apprivoisé », qui renvoie aussi à la symbolique de la Flamme Olympique, a été développé en complicité avec la Cité de la BD d’Angoulême.

R comme Rythmique

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#Pulsations
Le relais rythmique – avec l’Institut du Monde Arabe et Ibrahim Maalouf. Sur le parvis de l’IMA, le 21 juin, de 19h à 20h.
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Fascinant projet ! Fascinant et ambitieux, puisqu’il va relier entre eux des musiciens de 24 pays. Sur le principe du relais de la Flamme Olympique, le grand trompettiste et maître du jazz franco-libanais Ibrahim Maalouf, à l’invitation de l’Institut du Monde Arabe, a mis en place un relais musical. Le principe est le suivant : chaque musicien, chaque musicienne, quel que soit son pays d’origine et son niveau de compétence, est invité (e) à prendre pour point de départ la plus universelle des « pulsations », le battement du cœur. À partir de cette base rythmique reconnaissable entre toutes, chacun pourra développer sa propre interprétation, avec ou sans instrument, et sur le rythme de son choix (rapide comme à la fin d’un sprint, ou ralenti tel le cœur du plongeur en apnée ?) 


24 pays, pour 24 fuseaux horaires, et en référence, bien sûr, à cette année olympique 2024 : tout au long de cette journée du 21 juin, cette flamme musicale sera donc relayée de pays hôte en pays hôte, pour finalement arriver sur le parvis de l’Institut du monde arabe en début de soirée. La conclusion de ce parcours sera l’interprétation par Ibrahim Maalouf de sa propre « pulsation » en direct du parvis de l’IMA. Montez le son !

N comme (très) Nombreux

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On ne va pas se défiler !
« On ne va pas se défiler ! », une immense parade d'Aubervilliers à Pantin, en Seine-Saint-Denis, le 23 juin, de 16h à 18h30
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C’est sans doute l’un des plus beaux titres d’événements pensés et produits dans la cadre de l’Olympiade Culturelle depuis son lancement : « On ne va pas se défiler ! » De qui parle-t-« on » quand « on » écrit « on » ? Bonne question. La réponse : on parle d’une immense aventure collective, puisque ce sont plus de 1200 jeunes qui ont cofabriqué, depuis deux ans, les éléments de la gigantesque parade qui va les réunir pour une journée inoubliable – et portée par le collectif de Seine-Saint-Denis La Beauté du Geste. 

Au total, 13 segments ont été conçus, et les surprises visuelles seront nombreuses. On parle de chevaux de papier, de poulpes géants, de danse, de cirque, de théâtre… mais aussi d’athlètes de très haut niveau qui prendront part à la parade. La rue : plus grand théâtre de nos vies ? 

D comme Dansant 

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Bal Olympique 1924-2024
Bal Olympique 1924-2024, par un orchestre de 14 musiciens, le Umlaut Big Band, au Musée d’Orsay, à Paris à 19h
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On le sait, le sport et la danse forment un couple fusionnel, et il est fréquent que la seconde discipline vienne enrichir la première les jours de victoires ! La notion de fête et de « rencontre avec l’autre » étant également l’un des fondements de l’esprit olympique, chacune des villes hôtes, dans la riche histoire de Jeux, a accueilli des bals populaires. Prolonger cette tradition, c’est donc se retourner sur notre passé culturel universel, et puisque nous sommes à Paris, sur ce siècle de musique qui a enrichi nos vies depuis les premiers jeux en France, en 1924. 

Qui, mieux que le formidable Umlaut Big Band, aurait pu nous faire danser dans la belle enceinte du Musée d’Orsay ? Cet orchestre de 14 musiciens et musiciennes est l’un des tout meilleurs en France dans l’art détonnant du « Big Band » à l’américaine. Il a été créé par Pierre-Antoine Badaroux, puis a patiemment développé un répertoire de plus de 200 morceaux. Il a aussi sorti 5 albums en 10 ans. A propos de ce redoutable ensemble qui met le swing partout où il passe, Jazz Magazine a écrit qu’il est l’incarnation d’une “génération de musiciens prêts à passer d’un extrême à l’autre du jazz”. Notre conseil aux novices : n’oubliez pas de vous échauffer avant de vous lancer sur le dance-floor.

U comme Universel

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Les Jeux sur la Place
Avec « Danses des cinq continents » au Théâtre du Châtelet / « Stadium », de Mohamed El Khatib, présenté (sur la place) par le Théâtre de la Ville / puis un grand final animé par la fanfare de « Stadium » et les Batuc'ados de Colombes
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Cette grande place parisienne est le cœur battant de l’art théâtral français. Côté Ouest, le Théâtre du Châtelet ; côté Est, le Théâtre de la ville. Pendant des décennies, les deux institutions se faisaient face, mais se parlaient peu. Temps révolu, et tant mieux ! Poursuivant un ensemble de collaborations initiées depuis deux ans, les deux maisons ont concocté une programmation spéciale à l'occasion de la Fête de la Musique. 

Trois propositions rythmeront ce weekend. « Danses des cinq continents » est un spectacle porté par six groupes amateurs de danse traditionnelle. Chacun de ses groupes est porteur d’un combat visant à maintenir vivantes les pratiques musicales et chorégraphiques de son pays et/ou de sa région d’origine – parfois de haute lutte. Ils viennent d’Amérique du Sud, du Burundi, d’Arménie, du Japon, ou encore de Polynésie, et les voir évoluer ensemble sera une fête en soi. 

Deuxième temps, cette fois sur la place du Châtelet, avec une inédite « version augmentée » de la pièce « Stadium » de Mohamed El Khatib (avec Fred Hocké) et une soixantaine de supporters du FC Lens. Lors de ses nombreuses représentations en France, la version d’origine de ce spectacle unique en son genre a eu beaucoup de succès. Il permet en effet aux novices de se plonger dans l'atmosphère survoltée d'un match de football. Pour rappel, les supporters de Lens, porteurs d’une histoire et d’une tradition ouvrière, sont considérés par tous les spécialistes comme le public « le plus chaud » et le plus passionné de l’hexagone. "Comment, dès lors, ne pas confronter le public du théâtre au meilleur public de France ? », s’est dit Mohamed El Khatib, reprenant à son compte cette question formulée par Gilles Deleuze : « Fondamentalement, qu’est-ce qui différencie un public de théâtre d’un public de football ? Je veux dire, hormis la tenue vestimentaire ? »

Ces deux spectacles se concluront par un grand final animé par la fanfare de « Stadium » et les Batuc'ados de Colombes.

C comme Citoyen

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La Cité des Marmots/Minots
"La Cité des Marmots/Minots », deux concerts : le 22 juin au Parc Montreau à Montreuil, le 23 juin au Théâtre du Châtelet, à Paris et le 26 juin à l'Opéra National de Marseille
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"La Cité des Marmots/Minots » est un programme d’éducation artistique et culturelle mené durant 7 mois en milieu scolaire au sein des écoles élémentaires (CE1-CM2) REP et REP+ de la Ville de Marseille. Son objectif, profondément humaniste et intergénérationnel, et d’amener vers le chant un maximum d’écoliers, puis de les impliquer dans une épopée citoyenne et musicale hors du commun. Ce travail de longue haleine se construit à travers l’apprentissage des techniques vocales, puis la découverte d’un ensemble de chansons, le tout sur un total annuel de 400 heures d’ateliers.

Les professeurs participent activement au projet et bénéficient eux aussi de formation et d’accompagnement par des professionnels du secteur (musiciens intervenants, médiateur culturel, conseiller pédagogique). L’ensemble des participants profite aussi de visites d’équipements culturels d’envergure (l’Opéra de Marseille, le Festival Marsatac…), ce qui contribue à nourrir le goût des plus jeunes pour la culture et le plaisir d’être en scène, mais leur ouvre aussi les yeux sur les différents métiers du spectacle vivant. En 2022, 50 classes et 900 élèves étaient concernés par le projet. À Paris, lors de deux concerts dans deux sites distincts, leurs dignes successeurs pour l’année 2023-2024 auront à cœur de porter leur double message de fierté et d’aboutissement artistique.

P comme participatif

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Gala participatif
Grand concert gratuit par l’Orchestre de Chambre de Paris, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, à Paris, le 21 juin à 19h
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Il est devenu très rare, à Paris, de pouvoir profiter de ce genre d’événement : de la musique classique jouée en extérieur, à ciel ouvert – ce qui lui donne toujours une résonance et une majesté particulière. Si cela se pratique beaucoup dans des villes comme Londres, Berlin ou Vienne, la structure urbaine de Paris rend l’organisation de ce type de performance plus difficile, et plus encore quand les musiciens sont accompagnés de chœurs lyriques. Mais la capitale accueille les Jeux, et l’Orchestre de Chambre de Paris, de même que les équipes de la Mairie et celles de l’Olympiade Culturelle ne pouvaient laisser passer cette chance. C’est donc à un concert gratuit exceptionnel sur le parvis de l'hôtel de Ville que sera convié le public le vendredi 21 juin 2024.


A quoi s'attendre ? A un programme très riche, sous la direction de Giacomo Sagripanti : Rossini, Puccini, Offenbach, Massenet, Verdi ou encore Poulenc, tous ces grands noms et leurs airs les plus populaires seront de la partie. Particularité : la seconde partie du gala permettra à de jeunes musiciens issus des conservatoires parisiens de ce joindre aux interprètes professionnels, le temps de deux œuvres particulièrement emblématiques : des extraits de Carmen de Bizet et le final de la Neuvième symphonie de Beethoven, deux pièces emblématiques de l'histoire musicale. L’interprétation de L’hymne à la joie sera d’autant plus émouvante qu’on fête cette année les 200 ans de l’œuvre. C’est en effet le 7 mai 1824 qu’était livrée au public, à Vienne, le chef-d’œuvre parmi les chefs-d’œuvre de Beethoven, sa Neuvième symphonie. Peut-être la plus belle de ses créations, écrite par un homme sourd qui n’entendit donc jamais le tonnerre d’applaudissements dans la salle.